LA GIGUE À MITCHOUANO
Paul Piché
D G D G
Ste-Scholastique ou parc Forillon, fallait partir de bon matin
D G D A-A4-A
Pour les touristes ou leurs avions, on est toujours dans l’chemin
D G D G
Les gens ont perdu leurs maisons, leurs terres et pis leurs pays
D G A-A4-A
Tout c’que j’ai pu faire c’t’une p’tite chanson qu’ira pas ben loin qu’ici
D-A-D-G-D-A-D-D9 (BIS)
D G D G
Dans l’nord y’a un moulin qu’y’a empoisonné tous les indiens
D G D A-A4-A
Apparemment ça répondrait vraiment à un besoin
D G D G
Pis on leur demande après ça de r’garder l’bon côté d’la vie
D G D A-A4-A
De pu chasser, de pu pêcher, d’arrêter d’faire des p’tits
D A D G D A D-D9-D
Y’aurait ni tête ni pieds, pourrait pas travailler, dans l’pâte et papier (bis)
D G D G
Va-tu falloir attendre qu’y’aillent démolir toutes nos maisons
D G D A-A4-A
Attendre d’être empilés dans des bâtisses faîtes en carton
D G D G
Va-tu falloir attendre d’être rendu fou, d’être affamés
D G D A-A4-A
Attendre d’avoir la corde au cou les mains ben attachées
D A D G D A D-D9
Mais on n’a pas assez eu d’misère, ils nous faudrait l’enfer, avant de s’révolter
D A D G D A D-D9
Mais on n’a pas assez eu d’misère, ils nous faudrait l’enfer, avant d’sorganiser.
D G D G
Les étudiants, objectivement, s’inquiètent pour passer le temps
D G D A-A4-A
Y’gardent leurs connaissances entre eux comme le riche son argent
D G D G
Y’peuvent signer rien qu’une pétition, c’est pas ben ben risqué
D G D A-A4-A
Y’a pas de danger qu’ils voient ton nom sur des feuilles toutes fripées
D A D G D A D-D9
C’est là qu’on s’cache la face pour faire nos grimaces sur des bouts d’papier (bis)
D G D G
On s’est regardé à bout portant l’nombril au premier plan
D G D A-A4-A
On sait qu’on est du monde peureux avec un bel accent
D G G D
Mais va-tu falloir attendre qu’y viennent nous chercher comme des boeufs
D G A-A4-A
Quand on sera rendu rien qu’d’la viande on sera moins nerveux
D A D G D A D-D9
Mais on n’a pas assez eu d’misère, ils nous faudrait l’enfer, avant de s’révolter
D A D G D A D-D9
Mais on n’a pas assez eu d’misère, ils nous faudrait l’enfer, avant d’sorganiser.
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