Tri Yann
La ville que j'ai tant aimée Capo 3
Ré la Sol ré
1)Elle est née d'une ferme tout en haut d'un rocher
sol ré la
Cette ville que j'ai tant, tant et tant aimée
ré la sol ré
Du lavoir à l'hiver, de l'église à l'été
sol ré
Les siècles s'enchainaient aux années.
ré la si7
Ils avaient les moissons pour vacances l'été
mim La
Et les femmes saignaient sur le lin des rouets
ré la sol ré
Et la pluie tombait blanche sur les toits ardoisés
sol ré
De la ville que j'ai tant aimée
ré la sol ré
2)On y venait de Nantes, les dimanches d'été
sol ré la
Avant qu'elle ne soit grande, quand notre siècle est né,
ré la sol ré
Chemises et robes blanches, les jardins ouvriers,
sol ré
Fleurissaient sous des ciels de pommiers.
ré la si7
C'est la fin de l'enfance, et nous avons dansé
mim La
Dans l'école, un dimanche il y a six années,
ré la sol ré
Le soleil a brillé sur les toits ardoisés
sol ré
De la ville que j'ai tant aimée.
ré la sol ré
3) Et les filles riaient et les hommes buvaient,
Sol Ré la
La ville était adulte et les arbres chantaient,
ré la sol Ré
Et puis une aube grise un matin s'est levée,
sol ré
L'herbe rouille et l'aubier est gelé.
ré la si7
Ils ont tout brisé, balayé et brûlé,
mim La
Ils ont tout interdit, tout arraché,
ré la sol ré
Et la pluie tombait noire sur les toits ardoisés
sol ré
De la ville que j'ai tant aimée.
ré la sol ré
4)J'y ai vu un gamin, en costume arlequin,
sol ré la
Peindre un arbre bleuté dans un étang gelé,
ré la sol Ré
Nous avons su apprendre aux enfants à rêver,
sol ré
Dans la ville qu'ils ont tant aimée.
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